Désherbage : la Commune rappelle la loi et montre la voie

Herbicides : une ordonnance trop peu respectée !

En matière de désherbage, la Municipalité tire la sonnette d’alarme et montre l’exemple. Avec les autorités supérieures, qui ont réalisé des études à ce sujet, et avec tous ceux qui s’inquiètent pour l’avenir de la Planète, les autorités et le service technique rappellent qu’une Ordonnance fédérale interdit, depuis 18 ans, l’emploi de tout herbicide sur les chemins et les places, ainsi qu’à leurs abords. Sont compris les terrasses et places pavées, bétonnées, goudronnées, terrains qui les jouxtent.
Cette interdiction vise à protéger les eaux et l’eau potable, car les produits phytosanitaires, quels qu’ils soient, atterrissent directement dans les cours d’eau (voire dans la nappe phréatique) s’ils ne sont pas utilisés en pleine nature.
D’autres moyens, sans danger
Les services techniques communaux montrent l’exemple, qui n’utilisent plus du tout de produits phytosanitaires pour l’entretien des rues, chemins, places, cimetière et autres surfaces de l’espace public. Car les moyens existent, de procéder autrement pour éliminer les plantes indésirables.
Pour éviter des dégâts et donc des coûts importants pour la collectivité, l’élimination des plantes est une véritable nécessité le long des routes communales en particulier. Les explications de Pascal Minger et PAtrick Bessire « Ajoutée aux effets du gel, notamment, la force des plantes qui poussent au bord des chaussées finit par causer des dégâts considérables. Laissées libres de coloniser ces endroits, elles parviennent à faire sauter le goudron et les pavés »
Lorsque c’est possible, donc pour les petites surfaces, les cantonniers procèdent à l’arrachage manuel des plantes en question. Le long des rues, ils opèrent par coupe régulière, au moyen d’une débroussailleuse, suivie par la balayeuse. Equipé d’une brosse spéciale aux poils particulièrement durs, ce véhicule permet en certains endroits de procéder à une coupe mécanique en une étape.

« Sans produit chimique, il faut certes passer plus souvent et donc consacrer davantage de temps au désherbage. Mais la protection des eaux en vaut largement la peine ! »

Un appel à tous

La Municipalité incite la population à suivre l’exemple des services communaux, en renonçant purement et simplement aux produits chimiques dans l’entretien des jardins privés. Ces jardins sur lesquels compte la biodiversité, les insectes en particulier, pour tenter de renverser la disparition galopante des espèces.

L’arrachage est la méthode la plus simple et évidente pour éliminer les plantes indésirables, là où elles sont réellement indésirables, entre les pavés par exemple ; mais il est également aisé de les ébouillanter, en leur jetant l’eau chaude des pâtes, notamment. | cm

Cas particuliers

A signaler que lorsqu’il s’agit d’éliminer des plantes invasives et dangereuses, la berce du Caucase en particulier, la fauche avant floraison ne suffit pas toujours. Dans ce cas particulier, les cantonniers utilisent des produits chimiques, qu’ils injectent directement dans les tiges ; ils ont suivi les formations ad hoc pour ce genre de traitement spécial et dispensent volontiers toutes informations utiles aux habitants de la commune. | cm