Au Vernet, une ancienne friche industrielle a été transformée en un ensemble de milieux naturels en lien direct avec la Suze. Ces milieux offrent des conditions favorables à la biodiversité locale et sont appelés à évoluer progressivement. Un site en devenir, porteur d’un fort potentiel, dont l’équilibre dépend de la discrétion et de la retenue de chacun.
Les travaux de valorisation hydroécologique menés par Pro Natura Grand Chasseral, en collaboration avec le Syndicat d’aménagement des eaux de la Suze (SAES), en amont de Péry, se sont achevés début avril 2026.
Comme annoncé dans l’édition du 6 février, le projet a permis l’aménagement de deux plans d’eau alimentés par la nappe, d’un bras mort connecté à la Suze, ainsi que de diverses structures (talus pionniers, murgiers, tas de bois, fascines, plantations d’essences locales, etc.). À présent, le site est appelé à évoluer progressivement au fil des saisons et des années vers la mise en place d’un équilibre écologique, avec notamment l’installation d’espèces spécialisées.
Certains habitats et espèces peuvent être affectés par des dérangements ou des interventions inadaptées, même en apparence anodins, tels que le piétinement, l’introduction d’animaux ou de plantes, la baignade ou la présence de chiens dans l’eau, avec des effets parfois durables, voire irréversibles. Par exemple, on y pense rarement, mais des résidus de traitements antiparasitaires de nos animaux de compagnie peuvent, même en très faibles quantités, altérer la qualité des eaux stagnantes et perturber les communautés aquatiques.
La qualité et la richesse écologique du site dépendront de la tranquillité et du respect qui lui seront accordés, et donc de la possibilité pour les processus naturels de trouver leur équilibre.
Ce projet de Pro Natura a pu voir le jour grâce au soutien et à la collaboration de plusieurs partenaires publics et privés, dont le SAES, plusieurs services du Canton de Berne (Office des Ponts et Chaussées, Office des forêts et des dangers naturels, Inspection de la pêche, Inspection de la chasse), le Fonds de régénération des eaux du Canton de Berne (RenF), ainsi que les fonds écologiques ESB Taubenloch et Turbinor. Cette mobilisation collective a permis la reconversion d’une ancienne friche industrielle en un site alluvial fonctionnel, à forte valeur écologique, contribuant à la biodiversité locale et à la restauration de milieux humides aujourd’hui rares. EC 10.04.26
